Aller au contenu principal
Cybersécurité et DevOps

Rançongiciel (ransomware)

Un rançongiciel est un logiciel malveillant qui bloque l'accès aux données d'une entreprise, souvent en les chiffrant, puis réclame une rançon pour les rendre.

Définition

Selon Cybermalveillance.gouv.fr, un rançongiciel (ransomware en anglais) compromet un équipement ou un système pour bloquer l'accès aux données, les chiffrer ou les copier, puis réclame une rançon. Les attaquants cherchent souvent à détruire aussi les sauvegardes accessibles, afin d'empêcher la restauration. L'attaque commence généralement par une porte d'entrée banale : un message d'hameçonnage qui fait ouvrir une pièce jointe ou saisir un mot de passe, un compte sans double authentification, un accès à distance mal protégé ou un logiciel non mis à jour. Les fraudeurs prennent ensuite le temps d'explorer le réseau, de voler des données puis de déclencher le chiffrement. Cela ajoute une menace : même si l'entreprise restaure ses fichiers, les données volées peuvent être publiées ou revendues. La recommandation officielle est de ne pas payer la rançon : rien ne garantit que les fichiers seront rendus, et le paiement encourage de nouvelles attaques. En cas d'attaque, les gestes prioritaires sont les suivants : isoler les machines touchées en coupant l'accès à Internet et au réseau, sans les éteindre ni les redémarrer pour préserver les preuves, débrancher les sauvegardes connectées, prévenir son prestataire informatique, conserver les preuves, déposer plainte et prévenir son assureur. Si des données personnelles sont concernées, l'organisme doit notifier la violation de données à la CNIL, dans un délai de 72 heures selon la fiche réflexe de Cybermalveillance.gouv.fr. La prévention repose sur des mesures simples mais constantes : mises à jour, double authentification, droits d'accès limités, sensibilisation des salariés et, surtout, des sauvegardes régulières, dont au moins une déconnectée du réseau, avec des restaurations testées. Pour une TPE ou une PME, la question à se poser n'est pas seulement « comment éviter l'attaque » mais « combien de temps pour reprendre l'activité si elle réussit ». C'est là que le plan de continuité et de reprise d'activité et la sauvegarde 3-2-1 jouent leur rôle. Les rançongiciels visent toutes les tailles d'entreprise, car les attaquants cherchent surtout une porte d'entrée facile et un arrêt d'activité coûteux. Une organisation préparée garde un avantage décisif : elle sait qui appeler, où sont les copies saines et dans quel ordre relancer les outils. Penser à ces points en temps calme, par écrit, avec son prestataire informatique, vaut bien plus que de chercher des réponses au milieu de la crise. Après l'incident, un retour d'expérience permet de corriger la faille d'origine et de mettre à jour le plan.

Catégorie

Cybersécurité et DevOps

Synonymes

ransomware, logiciel de rançon, cryptolocker, attaque par rançongiciel

Avantages

  • Bien comprendre la menace permet de prioriser les mesures de prévention simples
  • La préparation (sauvegardes testées, plan de réaction) réduit fortement le temps d'arrêt
  • Les réflexes officiels sont clairs et gratuits : isoler, ne pas payer, conserver les preuves, porter plainte
  • Des outils publics de déchiffrement existent pour certaines familles de rançongiciels.
  • Les mesures de prévention protègent aussi contre d'autres attaques (vol de comptes, fraude).
  • Un exercice annuel de restauration transforme un risque abstrait en procédure connue.

Limites

  • Payer ne garantit pas la restitution des données ni l'absence de nouvelle attaque
  • Le chiffrement s'accompagne souvent d'un vol de données, qu'une sauvegarde ne répare pas
  • Une restauration depuis une sauvegarde déjà infectée peut relancer l'attaque
  • Éteindre les machines par réflexe peut détruire des preuves utiles à l'enquête.
  • Aucune mesure ne supprime le risque : elles le réduisent et préparent la reprise.
  • Les assurances et les obligations de déclaration varient selon la situation : il faut les vérifier au cas par cas.

Exemples concrets

Découvrez comment ce concept s'applique dans la réalité

  1. Les fichiers d'un serveur de l'entreprise deviennent illisibles et un message réclame un paiement pour les déchiffrer

  2. Une pièce jointe piégée reçue dans un message d'hameçonnage ouvre l'accès au réseau

  3. Des sauvegardes branchées en permanence au réseau sont chiffrées en même temps que les données

  4. Imaginons un cabinet comptable dont le serveur de fichiers est chiffré un vendredi soir : grâce à une sauvegarde déconnectée et testée, il restaure ses dossiers sans négocier.

  5. Par exemple, une PME de négoce qui apprend que ses données ont aussi été copiées doit vérifier si des données personnelles sont concernées et envisager une notification à la CNIL.

  6. Un site de commerce en ligne dont l'hébergement est attaqué peut repartir d'une copie propre si elle est conservée hors de l'hébergeur.

Applications pratiques

Où « rançongiciel (ransomware) » sert concrètement

  • Préparation d'un plan de réaction aux incidents et de reprise d'activité

  • Mise en place de sauvegardes isolées et de tests de restauration

  • Sensibilisation des salariés à l'hameçonnage, première porte d'entrée

  • Cabinets et professions réglementées : protection des dossiers clients stockés sur un serveur.

  • Commerce en ligne : copie propre de la boutique et des commandes conservée hors de l'hébergeur.

  • Agences et prestataires : accès clients protégés par double authentification.

Questions fréquentes

Les questions que posent les entreprises sur « rançongiciel (ransomware) »

Faut-il payer la rançon ?

Non, c'est le conseil officiel de Cybermalveillance.gouv.fr : rien ne garantit la récupération des données, et le paiement encourage de nouvelles attaques.

Que faire dans les premières minutes ?

Isoler les machines touchées du réseau et d'Internet, débrancher les sauvegardes connectées, ne pas éteindre les appareils, prévenir son prestataire informatique et conserver les preuves.

Une sauvegarde suffit-elle à se protéger ?

Elle permet de reprendre l'activité si elle est isolée du réseau et testée. Elle ne résout pas le vol de données, qui reste un risque en soi.

Faut-il prévenir la CNIL ?

Si des données personnelles ont été consultées, modifiées ou détruites, une notification de violation à la CNIL est à envisager, dans un délai de 72 heures selon Cybermalveillance.gouv.fr.

Source et références

Source : Cybermalveillance.gouv.fr – Fiche réflexe : rançongiciels (ransomwares)

Voir la source

Envie d'approfondir vos connaissances en IA ?

Découvrez tous nos termes et concepts dans le lexique complet

Un projet autour de « rançongiciel (ransomware) » ?

Décrivez-nous votre besoin : nous vous répondons sous 24 h, sans engagement.

Testez gratuitement la visibilité de votre entreprise dans les IA. Lancer le test